Soudage MIG/MAG : conseils pratiques pour trouver l’équipement adapté
- Nada Iddouch
- Poste à souder
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Comment choisir un poste à souder MIG : Les critères essentiels à considérer
Choisir le bon équipement de soudage n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’il s’agit de la technologie MIG. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte pour sélectionner un poste à souder mig adapté : la nature des métaux, l’épaisseur des pièces à assembler, la puissance nécessaire ou encore la facilité de réglage. Dans ce guide, nous passons en revue les critères essentiels pour vous aider à comprendre quel type d’appareil correspondra le mieux à vos besoins, que vous travailliez l’acier, l’inox ou l’aluminium.
Que vous soyez débutant, bricoleur occasionnel ou soudeur expérimenté, comprendre la technologie MIG/MAG (procédé 135 pour les initiés) peut parfois sembler complexe. Entre la diversité des marques, la multitude de modèles disponibles et des avis pas toujours clairs, il est facile de se sentir perdu. À cela s’ajoutent les consommables, l’entretien et les réglages nécessaires pour tirer pleinement parti de ce procédé. C’est pourquoi nous avons conçu ce guide pratique : pour vous aider à mieux appréhender les étapes essentielles avant de choisir l’équipement qui vous conviendra.
Étape 1 : Qu'est-ce que le procédé MIG/MAG, quels avantages / inconvénients ?

Le soudage, couramment appelé semi-automatique ou MIG/MAG (GMAW en anglais) consiste à créer un arc électrique entre le métal de base et de fil de soudage apporté de manière semi-automatique par l’appareil de soudage. L’ARC ainsi créé fusionne le métal de base et le fil d’apport, on appelle cela le bain de fusion. Pendant cette phase, obtenue en quelque ms, les molécules d’acier se mélangent pour créer une soudure en se solidifiant. Le bain de fusion est protégé de l’oxydation par un gaz inerte (Argon ou mélange d’Argon / CO2).
Pour que la soudure soit réussie, ce qui signifie que l’on obtient une bonne interpénétration entre le fil apporté et la pièce de base, il faut réunir 4 conditions :
- Le fil de soudage dispose de caractéristiques mécaniques et chimiques compatibles avec le matériau à souder.
- Le gaz de protection est Argon / CO2 (Acier – Inox) ou Argon (aluminium)
- Les paramètres de soudage Intensité (A) et vitesse de fil sont adaptées pour une bonne fusion du fil et une bonne pénétration de la soudure.
- La préparation des pièces à souder doit inclure un meulage léger de la zone à souder, la préparation d’un chanfrein si nécessaire.
Les avantages du procédé MIG/MAG sont nombreux :
- Productivité : L’arrière au fil automatique permet un soudage et un taux de dépôt important adapté pour les grandes longueurs, les séries, la tôlerie, charpente, rechargement de pièce.
- Aspect : Le diamètre de fil varie entre 0,8 – 1,6 mm ce qui permet de souder des matériaux d’épaisseur 1 – 30 mm avec une taille de cordon régulière. Il est beaucoup plus facile d’obtenir un bel aspect qu’avec le procédé ARC-électrode.
- Facilité d’apprentissage : de l’avis de tous, c’est le procédé le plus simple à apprendre. Le geste s’acquiert assez rapidement, tandis que le réglage des paramètres de soudage demande un peu plus de persévérance.
La technologie INVERTER – Onduleur de soudage, est largement répondue chez les fabricants. Cette électronique de puissance, combiné avec des courbes de soudage « dernière génération » est présente sur les marques de soudage (ex : FRONIUS, EWM, KEMPPI) Ceci facilite grandement la vie de l’utilisateur ; les réglages sont plus simples, la qualité et le régime de l’arc sont optimaux pour un résultat très satisfaisant.
Étape 2 : Quels types de pièces dois-je souder et dans quelles conditions ?
La majorité des soudures concerne la tuyauterie, les tôles ou les poutrelles en acier carbone. Du coup, il sera facile de trouver un large choix de machine avec les fonctions de soudage pour l’acier.
Le soudage des aciers inoxydables nécessite moins d’intensité, mais un régime d’arc différent afin d’éviter la déformation et les projections. On parle de machine avec un régime d’arc pulsé (PULSE).
De même, la soudure de l’aluminium, très conductible, nécessite d’une part une grande qualité de courant de soudage et un régime d’arc pulsé pour les épaisseurs < 6 mm.
L’épaisseur des pièces à souder (ex < 5 mm, 5 -10 mm, 10 – 20 mm, >20 mm) va permettre de déterminer le diamètre de fil à utiliser : 0,8 – 1,6 mm (en soudage) et 1,2 – 2,4 mm (en rechargement).
En fonction du diamètre et du temps d’utilisation en continu, il est maintenant possible de choisir la puissance du poste (Ampères).
Les grandes familles de puissance sont :
| Puissance de soudage | Tension d’alimentation | Refroidissement |
| 180-230 A | 220 V/MONO | Air (ventilateur) |
| 300-350 A | 380 V / TRI | Air / Eau |
| 400 -500 A | 380 V/TRI | Eau |
| 600 A | 380 V/TRI |
Eau |
Les conditions d’utilisation vont permettre de déterminer le produit qui convient le mieux.
Le travail en atelier se fait généralement avec une alimentation en 380 V triphasé ou en 220 V Mono. La taille du poste n’est, dans la plupart des cas, pas une contrainte. On va donc privilégier une machine en 380 V avec une puissance de 250 A – 450 A qui offre une bonne réserve de puissance. Les onduleurs actuels ont un coefficient électrique très élevé, ce qui permet une utilisation électrique optimale, et permet de faire de réelles économies par rapport aux machines de type thyristor.
Un poste MIG d’atelier, peut être doté d’un dévidoir séparé avec un faisceau de connexion de longueur variable (5 m à 25 m) ce qui permet le travail sur des pièces de grandes tailles, sans avoir à manipuler le générateur de soudage. Certains secteurs d’activités (construction navale, charpente métallique, chaudronnerie lourde) nécessitent de grandes longueurs ; des solutions de boitiers poussés/tiré existent et permettent d’atteindre des longueurs de 50-60 mètres.
Pour les utilisations en chantier (service de maintenance, serrurerie, …), on va privilégier les postes compacts (la bobine de fil est intégrée au poste à souder) avec une alimentation en 220 V Mono. Du coup, ces machines sont limitées en puissance (180 – 230 A) et sont préconisées pour le soudage avec du fil diam. 0.8 – 1 mm. Il existe par ailleurs des postes à souder compact et puissant (jusqu’à 350 A) pour répondre aux travaux de soudage d’intervention, sur des pièces plus importantes.
Lorsqu’on utilise un poste à souder en chantier, il est fréquent de travailler à partir de rallonges électriques (pouvant atteindre de 25 – 70 m de longueur) ou bien de raccorder la machine à un groupe électrogène. La qualité électrique du poste est alors essentielle, et tous les modèles ne sont pas égaux sur ce point. Le critère de régulation de la tension est à prendre en considération (+/- 10 % généralement constatés - +15%/-40% pour les appareils les plus performants). Cette qualité « électrique » va permettre à l’utilisateur d’obtenir un courant constant, un bon amorçage et permet également une meilleure durée de vie de l’équipement.
Étape 3 : Quel budget faut-il consacrer pour l'achat d'un poste MIG ?
Face à la diversité des marques, des vendeurs, et des prix, il est souvent difficile de faire un choix et de connaitre le juste prix.

Quelques idées reçues : « Un poste semi-auto, c’est beaucoup plus cher qu’un poste à l’arc : est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? » Les accessoires et les consommables, c’est cher à la longue ! Toutes les marques se valent, pas de différence, les prix dépendent du vendeur.
D’abord, le procédé MIG/MAG est un mode de soudage dit « productif » car le fil d’apport arrive simultanément avec l’arc de soudage. On va pouvoir ainsi souder rapidement plusieurs mètres linéaires en une seule fois ou bien réaliser de petits cordons répétés avec régularité.
Gagner du temps de soudage, c’est tout l’intérêt de ce procédé. En Europe et en France, le nombre d’heures de fabrication pèse dans le coût de revient d’une pièce. Le coût du gaz, du fil et des consommables représentent moins de 5 % du coût de revient. L’investissement du poste à souder représente de 5-15 % du coût de revient selon la qualité du matériel choisi.
Pour l’achat du poste, il est important de raisonner en répondant à ces 2 questions :
- Quels sont les travaux de soudure que j’ai du mal ou que je ne fais pas aujourd’hui ?
- Quel est l’importance du soudage dans ma fabrication ?
Du coup, l’investissement du poste se fait en considérant des critères mesurables :
- En fonction de mon expérience, je choisis un poste simple en réglage, avec des courbes de soudage prédéfini
- En fonction de ma fréquence d’utilisation, je choisis une machine fiable avec une garantie la plus longue possible (c’est la durée pendant laquelle je vais pouvoir amortir mon achat).
- Le service : un poste à souder est un appareil électrique… à l’usage, des dysfonctionnements, des pannes peuvent survenir. Il est important de pouvoir accéder facilement à un conseil, une prise en charge en SAV, une réparation, et cela, en France.
Pour aller plus loin dans votre choix, explorez notre catégorie dédiée aux postes à souder MIG
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Le MIG (Metal Inert Gas) utilise un gaz inerte comme l’argon, idéal pour l’aluminium ou l’inox. Le MAG (Metal Active Gas) emploie un mélange actif (argon + CO₂), souvent utilisé pour l’acier. Dans les deux cas, il s’agit du même type de soudage semi-automatique, mais le choix du gaz influence le résultat.
On peut souder l’acier, l’inox et l’aluminium, à condition d’adapter le fil et le gaz protecteur. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette technique est si polyvalente en atelier comme sur chantier.
Il faut prévoir du fil plein ou fourré (selon le métal), un gaz de protection adapté, ainsi que des buses et galets de rechange. L’entretien des torches et du dévidoir fait aussi partie des consommables à anticiper.
Les deux paramètres principaux sont la vitesse du fil et l’intensité du courant. Certains appareils proposent des réglages automatiques ou synergiques, ce qui simplifie la tâche des débutants.
Ses points forts : rapidité, propreté, polyvalence, apprentissage relativement simple. Ses limites : besoin d’un gaz de protection, sensibilité aux courants d’air, et coût plus élevé des consommables comparé à l’électrode enrobée.
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